Fernando
Gago a été à deux doigts de quitter le Real Madrid en direction
de Manchester City. Les clubs étaient tombés d'accord, mais City
n'a pas eu le temps de rassembler les garanties bancaires
exigées par Madrid. Au moment d'officialiser le transfert,
l'heure limite du Mercato hivernal était déjà passée.
Cela correspond
aux plans initiaux du Real Madrid: Jorge Valdano avait déclaré à
maintes reprises que le club désirait voir Fernando Gago rester
dans l'effectif madrilène. En effet, malgré son manque de
protagonisme, tant la direction que le staff technique
considérait dangereux de se séparer du médian argentin au beau
milieu de la saison. De plus, aucune offre convaincante n'était
parvenue aux bureaux madrilènes, à part les 15 millions proposés
par Manchester City. Madrid en exigeait 20 pour négocier un
éventuel départ.
De son côté,
Gago tentait tant bien que mal de forcer la porte de sortie.
Mancini lui assurait une place de titulaire à Manchester City,
élément non négligeable pour un joueur ayant le Mondial en ligne
de mire. Les Anglais ont finalement proposé 18 millions au Real,
mais n'ont pas eu le temps de fournir les garanties financières
nécessaires au transfert. Fernando Gago restera donc à Madrid,
du moins jusqu'à la fin de la saison.
Le '5' doit
être déçu, même si Pellegrini lui a assuré une place importante
dans l'effectif, étant donnée la politique de rotation qu'il
entend instaurer pour faire face à la complexité du calendrier.
Gago n'est pas habitué à un tel manque de protagonisme.
Véritable maître à jouer de Boca Juniors et idole nationale dans
la sélection argentine, il est arrivé à Madrid en hiver 2007, et
était indiscutable tant pour Fabio Capello que pour Bernd
Schuster et Juande Ramos. Aujourd'hui, il fait sagement la file
derrière les autres milieux de terrain Xabi Alonso, Lassana
Diarra et Mahamadou Diarra. Sous les ordres de Pellegrini, il
n'a disputé que 579 minutes en Liga. Si les événements ne
prennent pas une autre tournure, Fernando Gago a sans doute
perdu son billet pour l'Afrique du Sud.
écrit par
Guillaume Delle Vigne