Le Barça a dû attendre six ans pour vivre cette soirée! Six ans et cinq présidents (Núñez, Gaspart, Reyna, Trayter et Laporta) avant le match d'aujourd'hui face à Levante. Six ans et cinq entraîneurs (Van Gaal, à deux reprises, Serra Ferrer, Rexach, Antic et Rijkaard) ont défilé au Camp Nous avant que le club n'ait l'opportunité de soulever son premier trophée de la Liga du XXIième siècle.Le Barça dépend de lui même. Si l'équipe obtient la victoire contre Levante (22.00 h), elle sera enfin championne d'Espagne. Les azulgranas jouent leur première balle de match et ce sont eux qui ont le service. Mais il est possible qu'ils soient champions avant même de monter sur la pelouse si le Real Madrid venai à perdre face à Séville (20h). Un nul de l'équipe merengue combiné à un nul azulgrana serait également suffisant. Mais Frank Rijkaard est prudent. "Le travail n'est pas encore terminé. Je peux imaginer l'euphorie et le bonheur immense qu'il y aura si on gagne. Mais avant, il faut le faire", a réclamé le technicien hollandais.
Penser uniquement à Levante
Le travail est fait, mais il n'est pas terminé. Le Barça s'est dessiné une trajectoire spectaculaire en Liga. Le club a été le meilleur du début à la fin. Mais la Liga ne lui appartient pas encore. C'est pour cette raison que Rijkaard a pris un air sérieux hier en déclarant aux journalistes : "S'il vous plait, juste des questions au sujet de Levante et rien d'autre".
Frank Rijkaard comprend que le club ait préparé une célébration, que les gens soient prêts depuis des semaines. Mais tout cela importe peu à l'entraîneur hollandais, qui s'est déplacé à Valence avec 20 joueurs. Les blessés (Maxi, Larsson y Gabri), ainsi que Belletti sanctionné et Rubén, le jeune gardien qui a aidé le Barça lorsque Jorquera était blessé.
Sandro Rosell, l'absent
Selon Rijkaard, le Barça a préparé ce match "normalement". Normalement dans l'aspect sportif, mais avec des détails qui révèlent l'agitation interne que vit la direction. La majeure partie de cette dernière sera présente au match. Six membres de l'équipe dirigeante seront tour de même absents. Le vice-président sportif, Sandro Rosell, sera absent. Tout comme ses acolytes Josep María Bartomeu et Jordi Monés.
Xavier Faus, Alfons Castro et Jaume Ferrer, qui sera à Reus pour assister à la finale du final four de hockey sur patins, sont les trois autres dirigeants qui seront absents.
Madrid n'a pas ce genre de problème interne. Du moins, pas au niveau des dirigeants, mais plutôt sur le terrain. Le fastueux projet des galactiques est sur le point de prendre fin devant Ronaldinho et ses amis. Il y a deux ans, le Barça luttait lors de la dernière journée pour jouer l'UEFA, et il a avait réussi grâce à une victoire contre le Celta lors du premier match de Laporta en tant que président. Le club termina à la septième place avec 22 points de moins que le champion Madrid. À présent, les rôles se sont totalement inversés. "Nous devons battre Séville pour attendre le match Levante-Barça. Je n'aimerais pas qu'ils entrent sur le terrain en étant déjà champions. Mes joueurs doivent finir dans la dignité". Ce sont là les paroles de Vanderlei Luxemburgo, l'entraîneur des Madrilènes, conscient que Madrid n'a plus rien à dire cette saison.