Pour avoir déceler les défaillances de son équipe pendant le
match et pour avoir su injecter les joueurs qui ont fait la
différence, l'entraîneur de Barcelone a gagné son pari.
Dès l'entame de la deuxième mi-temps, le technicien néerlandais
accentue son empreinte sur le match. Il insuffle la technique et
la vivacité en faisant entrer Andrés Iniesta à la place
d'Edmilson qui s'était montré peu accrocheur et moins incisif
dans la relance. La différence est flagrante sur le terrain.
Après une accélération, le nouvel international espagnol se
procure une occasion enrayée par Almunia. Barcelone domine, bute
toujours sur la forteresse jaune. « Pour renverser la situation,
le coach du Barça doit faire entrer des joueurs de couloirs qui
peuvent jouer sans fioriture », explique un entraîneur de
football au Cameroun pendant la rencontre. Comme s'il avait
communiqué par télépathie avec le technicien, quelques minutes
après, Frank Rijkaard lâche le joker Henrik Larsson. Le Suédois
est double passeur décisif, tandis que le Brésilien marque le
but du titre.
Même s'ils auraient aussi souhaité entrer en jeu, Xavi, Motta et
Silvinho sont certainement contents du coaching de Frank
Rijkaard.
Eto'o homme du match
Buteur, provocateur et percutant, l'avant centre du Barça a été
le grand animateur de la finale de la Ligue des champions le 17
mai 2006 à Paris.
Dans l'hombre de son coéquipier Ronaldinho et de son vis-à-vis
Thierry Henry avant la rencontre, Samuel Eto'o Fils les a ravi
la vedette sur le terrain. C'est sous sa menace que le gardien
de Arsenal Jens Lehmann est expulsé à la 18e minute de jeu,
après l'avoir fauché en position de dernier défenseur alors
qu'il filait vers le but. Après un contrôle orienté de
l'extérieur du pied droit qui élimine Sol Campbell, Eto'o voit
sa frappe du gauche déviée sur le poteau par le deuxième gardien
des Gunners Almunia en fin de première mi-temps. Puis marque à
l'angle fermé à la 76e minute après une passe lumineuse d'Henrik
Larsson.
Avec la demi-finale retour contre Milan AC et le quart de finale
au Camp Nou face au Benfica, la finale de la Champion's League
au stade de France a permis de voir un Samuel Eto'o tout feu
tout flamme. Pour une grande première, ce fût une référence. Il
a littéralement illuminé la rencontre.