Le goleador Camerounais du FC Barcelone a été
conspué, insulté et accompagné par des cris de singe, proférés
par une partie des supporters de Malaga samedi dernier.
Samedi, à la 83ème minute de jeu, le FC Barcelone
menait largement (4-1) sur la pelouse de Malaga. C’est le moment
choisi par l’entraîneur Barcelonais Josep Guardiola pour
remplacer son meilleur buteur, Samuel Eto’o. Mais alors que le
Camerounais prend son temps pour sortir, vu que son club mène
largement au score, une bronca hostile fuse des gradins du stade
de Malaga. Selon plusieurs sites internet européens, des cris de
singe, des insultes racistes sont alors vociférés par une partie
des supporters du club de Malaga à l’encontre de Samuel Eto’o,
qui traverse la pelouse du flanc gauche qu’il occupait avant sa
sortie, jusqu’au côté droit où se trouvait le banc de touche du
Barça.
Mais contrairement à 2006 où le goleador
Camerounais avait menacé de quitter le terrain suite à des actes
racistes d’une partie du public du stade du Real Saragosse,
Samuel Eto’o a répondu avec le sourire, samedi dernier à Malaga.
Sortant même la langue, comme pour narguer les supporters
racistes de Malaga. Footballeur professionnel au Royaume
ibérique depuis 12 ans (octobre 1996), Samuel Eto’o est habitué
à subir les foudres des supporters racistes espagnols. Il y a
deux ans, l’ancien entraîneur du Barça Frank Rijkaard, son
ancien coéquipier Ronaldinho, d’autres joueurs du Barça et même
les adversaires du Real Saragosse, avaient usé de toute leur
diplomatie pour dissuader Samuel Eto’o de ne pas quitter le
terrain après les insultes racistes et cris de singe dont-ils
avaient été l’objet de la part d’une partie du public du stade
de Saragosse. Finalement, le Lion indomptable restait sur la
pelouse, après plusieurs minutes d’arrêts de jeu. Et quelques
minutes après la reprise du match, il offrait la passe du but de
la victoire du FC Barcelone à son coéquipier Henrik Larsson.
Mais Eto’o n’est pas le seul joueur noir victime
de racisme en Espagne. Pendant les deux saisons qu’il a passé au
sein du club phare catalan, le Français Lilian Thuram s’était
également plaint d’injures et d’actes racistes de la part des
supporters espagnols. Le gardien de but Camerounais de
l’Espanyol de Barcelone, Idriss Carlos Kameni, s’est maintes
fois plein des cris de singe et des bananes que des supporters
lui lançaient pendant les matches de Liga espagnole. Malgré des
amendes et autres sanctions, l’exemple de Samuel Eto’o le
week-end dernier montre que le racisme dans les stades reste
toujours d’actualité en Espagne.
par Jacques
Éric Andjick