_ _______________________
- News
- Histoire
- Clasico 2005
- Informations Club
- Avant-saison
- Liga
- Basket
- Ligue des champions
- Euro 2004
- Coupe du monde
- Coupe de l'UEFA
- Coupe du Roi
- Super Coupe d'Espagne
- Calendrier
- Résultats
- Classement
- Statistiques
- Pichichi
- Palmarès
- L'équipe
- Les légendes
- Le stade
- Le Musée
- Visite virtuelle
- Pronostiques
- Chants
- Maillot 05-06
- Interview
- Revue de presse
- Direct/Live
- Ballons d'Or
- FIFA World Player
- Sondage
- Concours
- Downloads
- Newsletter
- Sonneries et Logos
- Staff du site
- Nous aider ?
- Recrutement
- Partenaires
- Forum
 

nous contacter 

 

 

 

 

 

21 novembre  2005 - Actualité - Liga - Real Madrid - FC Barcelone

 

Gloire pour le Barça et peine pour le Real...

 

Un soirée inoubliable a ouvert les plaies profondes du Real Madrid et a couronné le Barça au Bernabéu, où on a assisté à un match qui rappelle celui de Cruyff et son fameux 0-5. Un résultat qui ne s’effacera jamais de la mémoire des supporters blaugranas.

Santiago Segurola a écrit dans El País que le Barça a déployé samedi soir toutes les qualités qui l’ont transformé ces derniers mois en l’équipe la plus brillante du football européen. À sa tête, Ronaldinho, auteur de deux buts qui ont mis fin à tout débat : le public du Real l’a reconnu avec élégance. Face aux Madrilènes, il y avait un joueur exceptionnel et une équipe formidable. Du Real, par contre, il ne reste rien. Sinon le découragement et la désolation. La défaite n’a été que la manifestation de tous les symptômes qui affligent une équipe qui va de fracas en fracas et qui parait prendre le chemin d’une énorme crise.

La rencontre a rappelé les grandes différences qui existent actuellement entre les deux équipes. La première suit un plan. Elle est conçue pour jouer. Elle recrute des joueurs pour les ajuster à un modèle. Le Barça n’est pas seulement une équipe, c’est aussi une conception du football : une conception singulière, mais parfaitement connue dans un club qui a radicalement changé avec Cruyff. Il y un fil qui le relie à ce Barça, et on a clairement pu le voir à Chamartín. Le Barça a joué avec classe et autorité. Et cette fois, il ne lui a pas manqué le courage qui lui avait fait défaut dans d’autres occasions.

En face, il y avait une équipe qui ne répondait à aucun plan. Le Real est le produit d’une conception mercantile qui a relégué le football au second plan. Le club possède des stars, fait signer des contrats, gaspille d’énormes quantités d’argent, mais reste une équipe sans aucun profil.

Cette équipe non seulement ne sait pas à quoi elle joue, mais n’a même pas la possibilité de bien jouer. C’est une mosaïque décevante, une équipe en décomposition possédant certains joueurs au crépuscule de leur carrière. Regardez : Zidane, Beckham, Roberto Carlos et Ronaldo étaient bien présents dans l’équipe qui a affronté le Barça.

L’un revenait d’une longue période d’inactivité -Ronaldo-, d’autres ont connu des meilleurs jours il y a bien longtemps -Zidane-, un autre est la marque commerciale du club -Beckham- et Roberto Carlos n’a aucun remplaçant dans l’équipe. Mais ils ont tous joué.

Autour d’eux, une équipe dans le meilleur des cas faisant preuve d’abnégation,  insignifiante sur le plan footballistique, inférieure au Barça sur tous les plans.

Les supporters ont assisté avec amertume au désastre du Real et ont eu la grandeur d’admettre la supériorité du Barça, avec en tête Ronaldinho, auteur de deux buts impressionnants qui l’ont couronné meilleur joueur du match.  Ronaldinho a réalisé le match parfait. C’est lors de soirées comme celle là que les grands footballeurs ont l’obligation de démontrer leurs pouvoirs.

Personne à Madrid n’a pu défier Ronaldinho, Eto'o et Messi, l’attaque destinée à être actrice des grands jours du Barça et du championnat espagnol. Si le Real ne réagit pas avec un nouveau projet sportif, le Barça aura la voie libre pour faire l’histoire. C’est une équipe jeune, brillante et bien construite.

Le Barça représente un idéal footballistique si peu courant qu’il se convertira en marque commerciale dans le monde entier. Tout ce que le Real essaye de faire avec des étoiles publicitaires, le Barça le réalisera grâce à son football pur. Et à moindre coût.

Il n y a pas eu de discussion : le Barça s’est imposé à tous les niveaux. Les barcelonais ont affirmé leur autorité avec des buts, des occasions et d’excellentes phases de jeu. Le Barça joue l’attaque et de manière exquise. Sa classe est celle d’une équipe capable de gagner l’admiration du Bernabéu. Le public madrilène a très rarement accepté avec autant de résignation la grandeur du rival historique. Mais, il n’avait pas le choix. Lorsque Ronaldinho a réalisé la magnifique phase de jeu menant au troisième but catalan, les gens se sont levés, ils ont oubliés les hostilités pour ovationner le joueur brésilien.

Ce fut une ovation de reconnaissance adressée à  Ronaldinho et à l’équipe qui avait triomphé au Bernabéu. Il y des jours comme ça où le football peut tout faire. Et samedi dernier était un de ces jours.

Les supporters ont cependant quitté le stade fâchés et sonnés par le match, convaincus qu'un panorama difficile attend Madrid cette saison et probablement dans le futur si le club ne change pas de politique.

De l’autre côté, tout a fonctionné comme sur des roulettes. Le Barça a humilié le Real grâce à un jeu mêlant sérénité, précision et efficacité. Tout cela avec génie et classe.

Ce fut une grande soirée pour Messi qui remporta clairement son duel face à  Roberto Carlos et qui sortit vainqueur d’un autre duel virtuel avec le jeune Robinho.

Eto'o fut, encore une fois, ce prédateur implacable qui détruit saison après saison la défense du Real. Il inscrivit le premier but et ne se sentit à aucun moment  intimidé par les supporters madrilènes.

Et finalement, Ronaldinho, auteur d’un match grandiose, maradonien par ce qu’il a réalisé et par l’effet qu’il a laissé. Ses buts furent des œuvres d’art. Le brésilien a combiné puissance, vitesse, astuce et habileté à la précision. 

Grâce à Ronaldinho, le Barça a joué un match extraordinaire. Ce fut d’ailleurs le meilleur au Bernabéu depuis la célèbre soirée de Johan Cruyff et son 0-5.

traduit par Guy Everard Mbarga (periodistadigital.com et El País)

> Voir la galerie photos du match !

 

> Accueil

© FC-Barcelone.com | contactez moi | newsletter | Nous aider !